Crisis

Et nous en venons à la crise actuelle, économique, financière, politique, sociale et donc humaine.

Les fluctuations du monde financier sont dues à des causes spontanées mais aussi à une manipulation occulte qui agit justement de façon à cacher qu’elle existe, tout en faisant des profits et qui contrôle tout en laissant l’impression qu’il n’y a aucun contrôle sur rien.

Tout le monde est affecté par cette crise, tout le monde, moi en tête, voit ses revenus baisser. Tout le monde a moins d’argent à dépenser.

Les prix montent continuellement et d’une façon très forte en même temps que les revenus des fortunes fondées sur la Bourse, les loyers immobiliers, les terres, les revenus baissent.

Je vois d’un côté des gens qui se battent pour quelques centaines d’euros. Moi-même, j’en suis venu à regarder lorsque je dépense cent euros. D’un autre côté, je lis ces chiffres inconcevables, c’est-à-dire que je n’avais jamais entendus auparavant, de milliers de milliards, de quantités tellement extravagantes, tellement démesurées qu’il est difficile de les concevoir. D’un côté l’extrêmement grand, de l’autre l’extrêmement petit.

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La crise actuelle est entièrement, exclusivement, fabriquée par des hommes et non pas par des circonstances extérieures, des hommes irresponsables et avides. La rapacité des responsables politiques et financiers a abouti à ce monument d’aveuglement, de légèreté, d’inconséquence qu’est la crise actuelle.

Un élément nouveau est cependant apparu. Naguère, on s’enrichissait en gagnant. Aujourd’hui, on s’enrichit en perdant. C’est en faisant tomber les économies, en provoquant les faillites que certains des manipulateurs gagnent immensément, d’où leur intérêt à ce que la situation empire constamment. Donc, à l’origine de cette crise, il y a aussi des manipulateurs, tout à fait conscients, déterminés, qui profitent éhontément de l’irresponsabilité, de la rapacité des autres, ceux qui ne comprennent rien.

Ces derniers ont donc créé de toute pièce une crise dont rien ne justifiait l’existence. D’un autre côté, les solutions envisagées sont encore pires. L’inconséquence, l’absurdité des dirigeants, loin de céder devant l’urgence, ne font que s’accroître. En fait, personne ne sait rien de ce qui se passe et tout le monde ment. Nous sommes au bord du gouffre et les responsables ne pensent qu’à leurs élections ou à leurs comptes en banque.

Moi-même, j’essaie de comprendre où nous nous trouvons. Je me promène dans les grandes villes de l’Occident. Les rues marchandes sont pleines, les cafés sont pleins, les avions sont pleins, les foules animées me bousculent, les lumières scintillent. Mais où est donc la crise ? Alors, j’entends des histoires horrifiantes, surtout en Grèce qui peut-être est le précurseur de ce qui nous attend tous en Occident. Des centaines, des milliers de petites entreprises qui ferment, des centaines, des milliers d’hommes et de femmes sans travail, les soupes populaires qui ne peuvent plus répondre à la demande.

Je regarde par la fenêtre, je vois les magasins dégorgeant leurs lumières. Il est vrai qu’ils sont vides. J’entends le bruit intense de la circulation épaisse. Sommes-nous à la veille d’inconcevables bouleversements ?

Le politique, l’Etat sont entièrement responsables de la crise. Même s’ils ne sont pas parmi les manipulateurs qui l’ont créée, par le laxisme, la corruption, la bêtise, la passivité, ils ont laissé faire. Pointés du doigt, mis en accusation, sommés de trouver une solution, ils ont réagis, le politique et l’Etat.

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Ils ont déclaré la guerre aux citoyens. Le politique qui défendait les intérêts des citoyens, l’Etat qui protège le citoyen se retournent contre lui. La solution, ils l’ont trouvée. Pomper à ce point le citoyen que celui-ci est réduit à la misère la plus totale. Par des lois aberrantes, le politique et l’Etat réduisent à presque rien les moyens des citoyens et ce presque rien, ils l’écrasent encore d’impôts. La guerre est là, elle est commencée. Elle n’est pas entre les états, elle ne se joue pas à coups de canon, la guerre est entre le politique et l’Etat d’un côté et le citoyen sa victime, elle se joue à coups de décrets, de lois, de directives.

Le pire, c’est que dans cette tempête qui s’abat sur l’Occident, il n’y a point de capitaine pour diriger le navire. L’Occident n’a plus de tête digne de ce nom. Comment pourrait-il en être autrement ? Comment pourrait-on espérer avoir des gouvernements responsables et décidés puisque ce sont eux qui ont déchainé cette tempête ?

Cette crise n’est pas la faillite du capitalisme. Le capitalisme a existé de tout temps, avec des hauts et des bas, mais qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, il s’est fort bien maintenu. Cette crise est en fait la crise du matérialisme.

L’écart des fortunes grandit sans arrêt, la Bourse monte et descend sans plus représenter la réalité économique. Des fortunes fabuleuses, des ruines confondantes se font en un instant. Le chômage grandit, les faillites se multiplient, les Etats sont menacés de cessation de paiement, la banqueroute menace les grandes entreprises financières du globe, pire encore, la virtualité dans laquelle nous vivons pourrait disparaître comme par mirage.

Les sommes colossales qui décuplent les zéros n’existent plus que dans la virtualité d’Internet. Il suffit d’un trait de plume ou d’une ligne d’ordinateur pour créer ou supprimer les milliards. Or, ces milliers de milliards en fait n’existent pas. Ils ne sont bien entendu pas couverts par l’or et même pas par le papier. Il n’y a pas autant de billets de banque qu’il y a d’argent en circulation.

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Or, à chaque instant, au moindre incident ou accident ou attentat, cette fiction, car tel est le mot, cette fiction s’évanouirait sans même laisser derrière elle une fumée. Alors, il n’y aurait plus aucun argent et nous nous retrouverions dans un désert stérile.

Cependant, l’illusion, l’abstraction sur laquelle repose exclusivement le monde financier risque de durer longtemps car tout le monde, même les plus improbables, ont intérêt à la maintenir pour mieux en profiter.

Il y a aussi une fragilité dangereuse dans la technologie. S’il y a une coupure de courant, si des terroristes font sauter des installations électriques, Internet disparaît et tout, je dis bien tout, est instantanément paralysé, les finances, les communications, l’existence même. La virtualité n’est-elle donc qu’un rêve merveilleux dont l’homme, un jour, très brusquement, pourrait se réveiller et se trouver dépouillé de tout ?


by  Prince Michael of Greece

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