• fr
  • en

LE DERNIER GRAND MOGHOL

En ce milieu du 19ème siècle, la Cour du Grand Moghol était bien tombée. Plus d’argent, plus de pouvoir, plus de territoires. Le dernier représentant d’une ligne fameuse, Shah Bahadur II était un vieillard charmant. C’était un poète, un musicien qui, malgré le manque de fonds, resplendissait d’énormes joyaux et tenait une Cour brillante d’artistes, de musiciens, d’écrivains.

Et voilà qu’en 1857 éclata la Grande Mutinerie, particulièrement dans sa capitale de Delhi. Bien malgré lui, il fut proclamé empereur de l’Inde par les mutins qui s’en servirent comme d’un totem. Il n’eut aucun pouvoir et ne put réprimer les massacres. Mais les Anglais reprirent la situation en main, écrasèrent les mutins et considérèrent Shah Bahadur comme le responsable de la mutinerie. Il fut enfermé dans la tombe de son lointain et glorieux ancêtre Humayun avec dix-neuf de ses fils qui furent exécutés par les Anglais. Lui-même fut envoyé en exil en Birmanie où il n’eut plus qu’à composer un dernier poème avant de s’éteindre.


par Prince Michael of Greece