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LE DIWAN ET LA DANSEUSE

 

La reine Ahilya avait eu, entre autres collaborateurs, un diwan, un ministre qu’elle appréciait particulièrement. Il s’appelait Boliya Sarkar Chatri. Elle le trouvait si remarquable qu’elle lui donna en mariage une parente, une princesse d’Indore mais le diwan s’éprit d’une danseuse, belle et aimante. Il l’aimait, elle l’aimait mais il était hindouiste, elle était musulmane et, de toute façon, impossible de se marier.

Cependant, le diwan voulait faire tout ce qu’il pouvait pour la danseuse et lui déclara qu’elle pouvait lui demander n’importe quelle faveur. « Je ne veux qu’une chose, lui répondit-elle, être enterrée en face de vous ».

Le diwan, bien entendu, accepta. Il se fit construire de son vivant son tombeau ravissant car on n’était jamais sûr que vos héritiers vous honoreraient après votre décès, donc mieux valait prendre ses précautions. Et il en fit aussi un temple à Shiva, car ainsi le tombeau ne serait pas détruit ou désacralisé. Et, bien entendu, il fit dresser en face de son tombeau celui de la danseuse bienaimée. « Ainsi, lui avait-elle dit, de votre tombeau vous me verrez dans le mien danser pour l’éternité pour vous ».


par  Prince Michael of Greece

2 commentaires pour “LE DIWAN ET LA DANSEUSE



  1. Andreas

    REading your excellent article on photos of the Spanish royal family, I have a question and I would appreciate if you could answer this for me.

    You mention that the first two sons of King Alfonso the XIII (I suppose ALfonso and Haime) were haemmorophilics. What is the name of his third son who you mentioned was deaf and mute? The fourth son was Juan of Bourbon.

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