Le Liban

Aussi étrange qu’il paraît d’utiliser un tel verbe pour décrire un pays, mais je dirais que le Liban m’attendrit. Je m’y suis souvent rendu depuis mes vingt ans toujours merveilleusement accueilli. Les épreuves se sont abattues sur ce malheureux petit pays. Guerres civiles, invasions, massacres, attentats et pourtant jamais les Libanais n’ont abandonné leur bonne humeur, leur entrain, leur joie de vivre, leur sens de l’hospitalité et leur légèreté en est devenue héroïque. Je n’y étais pas retourné depuis la guerre civile qui l’avait ensanglanté il y a trente, quarante ans. Bien sûr, le pays a changé, Beyrouth a changé mais les Libanais, eux, n’ont pas changé pour le bonheur de ceux qui les aiment et qui vont chez eux.

 

IMG_0933Au milieu des encombrements beyrouthins et une circulation anarchique et enfiévrée, se dressent les colonnes antiques, témoignage du prodigieux passé du Liban.

 

P1090587De nouveau, en me promenant dans Beyrouth, je suis tombé sur des colonnes gréco-romaines datant de millénaires qui se dressent au milieu des immeubles modernes.

 

P1090590Le centre de Beyrouth que j’ai connu hérissé d’immeubles et doté d’une inextinguible animation est désormais quasi désert, rasé par les bombardements de la guerre civile. Au milieu se dresse, incongru et bizarre, ce qui fut une des boîtes de nuit les plus célèbres du Liban.

 

IMG_0986Au palais de Lady Cochrane, même les guérites des gardes à l’entrée du jardin sont de magnifiques constructions d’inspiration ottomane.

 

P1090617Un des palais Sursock, celui de Lady Cochrane. Vue de ses magnifiques jardins.

 

IMG_1007La banque Audi à Beyrouth, grâce à son directeur et homonyme, est un chef-d’œuvre d’architecture et comprend une partie de ses collections comme cette mosaïque antique accrochée au mur.

 

IMG_1008Henri Pharaon était un des collectionneurs les plus avisés du Liban et un personnage importantissime de Beyrouth. Nous l’avions connu avant son assassinat. Sa maison a été transformée en musée que j’ai revu après y avoir été reçu naguère par le propriétaire. Ici, un salon orné des dépouilles d’anciens palais musulmans.

 

IMG_1015Dans l’escalier de la demeure d’Henri Pharaon, un mur entier a été constitué par sa collection de palmyréennes, c’est-à-dire les stèles funéraires trouvées dans l’ancienne cité de Palmyre.

 

P1090599Les collections d’Henri Pharaon étaient si importantes qu’elles débordaient de la maison dans les jardins hérissés de stèles, de statues, de colonnes, de chapiteaux antiques.

 

P1090603Parmi les stèles funéraires de Palmyre collectionnées par Henri Pharaon, il y a celle-ci, fort rare, qui représente une famille entière, le père, la mère et les enfants.

 

P1090611Un autre aspect de la villa d’Henri Pharaon avec le jardin hérissé de restes antiques.

 

P1090614Cet étrange visage d’inspiration égyptienne en basalte noir se dresse à l’entrée de la villa d’Henri Pharaon.

 

IMG_0996Sidon, Saïda en arabe, est un des plus anciens ports de la Méditerranée fondé et habité depuis des millénaires. Au bord de la mer se dressent les ruines d’un imposant han, un caravansérail qui naguère accueillait les caravanes venues de partout.

 

P1090557Une rue de la ville de Sidon médiévale. Cette cité, lors des Croisades, joua un rôle important et fut l’enjeu de batailles.

 

 


par  Prince Michael of Greece