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LE TRESOR INCONNU DU DERNIER TSAR

Lorsque Kerenski avait pris le pouvoir en Russie à la Révolution de février 1917, il avait interné le tsar, la tsarine et leurs cinq enfants dans le Palais Alexandre de Tsarskoïe Selo. Il avait essayé d’envoyer les prisonniers en Angleterre mais le roi George V, cousin germain de Nicolas II et cousin germain de l’impératrice, avait refusé et donc son gouvernement n’avait pu que suivre son refus.

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Kerenski ne pouvait cependant garder ces prisonniers si près de la capitale en ébullition. Il les envoya donc dans la petite ville de l’Oural de Tobolsk mais ils ne partirent pas démunis. Un train entier de bagages leur fut alloué. Ils purent emmener énormément d’effets et en particulier ils cachèrent dans trois énormes pots de cristal une quantité invraisemblable de bijoux, ceux qu’on appelait « les bijoux de tous les jours » qui feraient l’orgueil de n’importe quel musée et trésor du monde, c’est-à-dire des centaines de pièces enchâssées de diamants et de pierres précieuses.

A Tobolsk, ils ne furent pas tellement maltraités, ils logeaient dans le Palais du gouverneur et on leur permettait de recevoir les religieux des environs. Ils se firent ainsi des amis parmi des moines, des nonnes des couvents de la ville.
Puis vint la Révolution d’Octobre, les choses changèrent. La famille impériale fut exilée de Tobolsk à Iekaterinbourg où leur mort tragique les attendait. Ils ne partirent pas tous ensemble. Un premier contingent fut expédié à Iekaterinbourg. Là, les conditions étaient beaucoup plus rudes, le traitement beaucoup plus brutal et les gardiens beaucoup plus féroces. Ceux qui arrivèrent les premiers réussirent à prévenir les seconds restés à Tobolsk de ce changement dramatique et leur conseillèrent de cacher les bijoux. Ceux restés à Tobolsk convoquèrent donc des moines, des nonnes et à chacun confièrent les trois bocaux emplis à ras-bord de joyaux inestimables. Très peu de temps après, ils furent emmenés à Iekaterinbourg et réunis pour le pire avec leur famille.

Moines et nonnes enterrèrent soigneusement le trésor qui leur avait été confié. Les autorités bolchéviques, cependant, apprirent dieu sait comment l’existence d’un des bocaux et le nom du moine qui l’avait caché. Ils l’arrêtèrent, le torturèrent, le moine avoua. Le bocal fut déterré, les bijoux sortis et dûment photographiés. Fabuleux trésor.

Et puis l’affaire fut oubliée, et surtout les deux autres bocaux qui sont toujours enterrés à Tobolsk. Personne n’ayant parlé, personne ne les a découverts !!!