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L’ELEPHANT D’AKBAR

Au 16ème siècle, un chef de tribu, originaire de l’Asie Centrale, Babu, envahit l’Inde et y fonda un vaste empire sur les ruines d’un sultanat musulman. Descendant de Gengis Khan, il prit le titre de Grand Moghol.

Son petit-fils Akbar, après des débuts difficiles et des guerres cruelles, devint le plus grand souverain de la dynastie et l’un des hommes les plus accomplis de toute l’histoire de l’humanité, symbole même de justice mais surtout de tolérance et de tolérance religieuse.

Il avait comme animal domestique un éléphant favori nommé Hiran. L’empereur le voulait toujours à ses côtés, surtout parce que l’éléphant lui servait aussi de bourreau. L’empereur avait construit, au nord d’Agra, la fabuleuse cité de Fatehpur-Sikri, granite rose, marbre blanc et noir, qu’il devait d’ailleurs mystérieusement abandonner, chef-d’œuvre d’architecture, de poésie, de beauté. Dans la grande cour d’audience, nommée le Divan I Am, il donnait audience à son peuple et il rendait justice. Lorsqu’il prononçait une condamnation à mort, son vizir se chargeait de la paperasserie et appelait le gardien de l’éléphant Hiran. On posait la tête du condamné sur une pierre plate et, sur instruction du gardien de Hiran, celui-ci de sa patte écrasait la tête du condamné.

Akbar aimait tant Hiran que lorsque celui-ci mourut un jour de sa belle mort, il le fit enterrer solennellement dans l’enceinte de Fatehpur-Sikri et ordonna d’élever sur la tombe une extraordinaire tour, témoin de son amour pour le regretté et défunt pachyderme.


par Prince Michael of Greece