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Naples

Naples, depuis longtemps, est ma ville préférée d’Europe. Elle abrite un nombre incalculable de trésors connus des indigènes, inconnus des guides, palais immenses, couvents démesurés, églises dégoulinantes de marbres et d’ors. Il y en a tellement que dix de mes visites ne sont jamais arrivées à bout de leur liste et que chaque fois que je visite cette ville, je découvre des quantités de merveilles. Tous les quartiers de la ville ancienne en sont bourrés, même le fameux quartier de la Sanita, le plus pauvre de la ville, où apparaissent des palais construits par cet architecte rococo de génie Sanfelice. Aujourd’hui, la plupart de ces palais sont habités par des familles modestes, ce qui les rend vivants, même si poussiéreux et branlants. À Naples, le passé se mêle, comme dans aucune autre ville du monde, au présent. Et puis il y a la ville souterraine, de catacombes, de tunnels, de lieux de culte enfermés sous des mètres de terre, avec cette obsession de la mort qui, à Naples, est toujours vivante.

 

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Des saints en stuc émergent des parois de la Certosa (Chartreuse de San Martino), le couvent le plus somptueux de Naples qui, du haut de sa colline, domine la ville.

 

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Au milieu du cloître de la Chartreuse de San Martino, un petit enclos servait de cimetière aux moines. Ce crâne d’un saint couronné de fleurs rappelle que la mort était toujours présente.

 

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Dans les catacombes de l’église de Santa Maria de la Sanita, le quartier le plus pauvre de Naples, il y a cette étrange nécropole où est enterrée une partie de la gentry napolitaine. On décapitait les cadavres, on enterrait le corps mais la tête momifiée, on la mettait dans le mur, visage tourné vers l’extérieur, puis on peignait un squelette qui, parfois, portait des vêtements rappelant le rang du mort ou de la morte. Le temps a usé le visage momifié de ce défunt mais non pas la représentation de son squelette.

 

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Graffitis par les étudiants de l’université qui occupent quantités de vieux palais dans la vieille ville.

 

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Un immeuble est occupé par des dizaines de familles modestes. Auparavant il était un palais de la plus haute aristocratie et à côté du linge qui sèche trône toujours le buste d’un de ses propriétaires d’il y a quatre cents ans.

 

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Une rue typique de la vieille Naples, étroite, avec des palais immenses qui la bordent et des tours qui la dominent reliant un couvent à l’autre.

 

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Couvent de Saint Grégoire des Arméniens. Une sainte vêtue comme une dame du XVIIIème siècle se tient à côté du buste en argent d’un saint protecteur du couvent

 

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Dans la grande cour du couvent de Saint Grégoire des Arméniens, à côté de l’extraordinaire fontaine baroque, se tient la mère supérieure, une femme petite mais à l’immense personnalité, un être de lumière et de bonté.

 

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Palais de Capodimonte. À la porte de Naples sur une colline, c’était le château de chasse du roi Charles III. Ma grand-tante Hélène de France, duchesse d’Aoste, y habitait. Mes parents s’y sont fiancés et ma cousine germaine Margherita y fut baptisée.

 

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De notre balcon à l’hôtel Excelsior, de nuit, nous contemplons le château de l’Œuf, énorme complexe au milieu de la mer commencé au Moyen Âge.

 

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Le Vésuve fait partie de l’histoire de la ville de Naples. Les Napolitains s’en méfient car il est loin d’être mort et il peut réserver de sinistres surprises.

 

 


par  Prince Michael of Greece