• fr
  • en
young cayetana fitz james stuart Duchess of alba

UNE EXCENTRIQUE DUCHESSE

Cayetana Fitz-James Stuart, duchesse d’Albe, descendait d’un bâtard du roi Jacques II d’Angleterre venu se battre en Espagne. On aurait pu dire qu’elle était la dernière des Stuart.
Elle possédait d’innombrables duchés, marquisats, comtés qui faisaient d’elle une des femmes les plus titrées du monde. Elle possédait tout autant de châteaux, de palais et des collections d’une richesse sans pareille, entre autres les portraits de sa célèbre ancêtre et homonyme la duchesse d’Albe peinte par son amoureux Goya et énormément de portraits par Winterhalter de son arrière-tante l’impératrice Eugénie, plus des effigies par Titien de son célèbre ancêtre le duc d’Albe, le redoutable bras séculier du roi Philippe II.

Fille unique, elle perdit assez tôt ses parents. Immensément riche, elle fit toute sa vie ses quatre volontés sans que personne ne l’arrêtât. Elle épousa en premières noces, comme il se devait, un fils de duc qui lui donna plusieurs enfants. Il mourut.

Là-dessus, elle épousa son confesseur jésuite qui, par-dessus le marché, portait le prénom de Jésus. Celui-ci, avec l’autorisation du Vatican, abandonna les ordres pour devenir duc d’Albe. La légende raconte que les autres duchesses dont il avait été le confesseur tremblaient de terreur à l’idée qu’étant sorti des ordres, il n’était plus lié par le secret de la confession et aurait pu révéler tous leurs péchés.
Le duc Jésus rendit Cayetana fort heureuse mais mourut.

Alors, à 85 ans, la duchesse épousa en troisièmes noces un grand ami de son feu second mari. Elle ne voulut pas d’un mariage blanc et ce ne fut pas un mariage blanc.

Elle aimait particulièrement la ville de Séville où elle possédait un des plus beaux palais d’Espagne, la Casa de las Dueñas, et où elle était immensément populaire.

Elle raffolait de toreros et de courses de taureaux, elle dansait des sevillanas comme une danseuse de flamenco.
Lors de ses dernières noces, alors que la foule en liesse assiégeait son palais, elle était descendue dans la rue, avait enlevé ses chaussures et, pieds nus sur le trottoir, s’était lancée dans une sevillana endiablée.
Le magazine Ola rapportait chaque semaine les moindres faits de son existence, grâce à quoi elle était devenue une sorte d’héroïne nationale. Adulée par la presse, elle servit indirectement et sans s’en rendre compte énormément la cause de l’aristocratie et de la monarchie.

Fort jolie dans sa jeunesse, avec l’âge elle avait acquis un physique assez singulier. Les cheveux crépus, le visage légèrement simiesque, les tenues bariolées, elle faisait sensation. Jusqu’à son dernier jour, elle garda un appétit insatiable de la vie. Elle mourut près de ses 90 ans.
Elle était une des deux duchesses, avec celle de Medinaceli, à avoir le droit d’entrer à cheval dans la cathédrale de Séville.

Jackie Kennedy à Seville avec la Duchesse

 


par  Prince Michael of Greece

2 commentaires pour “UNE EXCENTRIQUE DUCHESSE


  1. Tilla Vinci

    Tank you for this fascinaging story of Duchess of Alba. I always
    admired her for her fantasy corage and love of the life


L'ajout de commentaire n'est plus possible.