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TURQUIE DU SUD, 2014

La Turquie du sud est une vaste région peu visitée, peu connue, bourrée de monuments qui portent la marque d’une étrange synthèse. À des courants typiquement orientaux se mêlent une influence gréco-romaine, à quoi s’ajoutent d’étranges traditions locales, le tout pour donner une profonde originalité aux témoignages culturels de cette région. Je la connaissais, mais, cette fois-ci, alors que j’y retournais avec mes amis Georges et Fivos, j’y découvris de nombreuses merveilles qui m’avaient échappées les fois précédentes. Il en est ainsi de tous mes voyages en Turquie.

 

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Le café de l’hôtel Euphrate. Cet hôtel isolé dans son paysage de montagnes se trouve au bas de la Montagne Sacrée, le Nemru Dag. Il est peut-être quelque peu primitif mais tellement sympathique, tellement accueillant. Nous prenons un café sur sa terrasse devant un paysage prodigieux. Avec moi, mes deux amis, Georges et Fivos, et les deux guides, Can et Kan.

 

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Il y avait pourtant un hôtel plus haut que l’Euphrate dans la montée du Nemru Dag mais il est abandonné depuis longtemps. C’est cette maison rouge déglinguée et fantomatique, seule dans son écrin de rochers.

 

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Au sommet du Nemru Dag, Kan tout en rouge se tient à droite alors que deux touristes agitent dans un vent violent leurs survêtements.

 

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Du sommet du Nemru Dag, on domine toute la région. En particulier, on aperçoit une route qui sinue entre les montagnes pelées sous un ciel d’orage.

 

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Au lieudit d’Arfanea, ancien centre de culte de la région, un bas-relief antique montre le roi local Mithridate serrant la main d’Hercule. Le roi est dans une armure somptueuse, le demi-dieu tout nu. Comme me le fit remarquer le guide Kan « C’est la première poignée de mains de l’Histoire ».

 

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Arfanea abrite plusieurs témoignages passionnants dont cette inscription en grec. C’était la langue de toute la région. Dans tout le Moyen Orient le monde cultivé parlait grec. Cette inscription ou les deux autres sont les seuls témoignages existant de l’histoire du royaume local de Commagène.

 

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Sous une longue inscription en grec s’ouvre un trou. Un tunnel s’enfonce dans la terre. Il descendrait jusqu’au bas de la montagne, passerait sous la rivière et remonterait de l’autre côté jusqu’à la forteresse de Yeni Kalé.

 

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Forteresse de Yeni Kalé face à Arfanea. Elle s’étend sur plusieurs pics rocheux. La plupart de ses tours datent de l’époque ottomane mais il y a les restes imposants du Moyen Âge et probablement sa construction avait-elle été entreprise depuis l’Antiquité puisque le souterrain la faisait communiquer au site antique d’Arfanea.

 

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À côté des restes imposants de l’Antiquité et du Moyen Age, la nature offre d’admirables spectacles, comme ce champ d’un vert intense que traverse un cavalier photographié par Fivos.

 

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Le tumulus de Karakus. Ce tumulus, c’est-à-dire cette colline artificielle, abritait les tombeaux des princesses du royaume de Commagène. Le tumulus est éventré, pillé par les Romains. Aux quatre coins se dressaient, comme sur cette photo, deux colonnes surmontées d’animaux mythologiques.

 

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Tumulus de Karakus. Deux jeunes touristes turcs contemplent l’immense paysage qui se découvre du haut du tumulus. En face, le sommet le plus haut est celui du Nemru Dag.

 

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Sur la rivière le Cendere, les Romains ont construit un pont du temps de l’empereur Septime Sévère. Aux deux extrémités, quatre colonnes lui étaient dédiées ainsi qu’à sa famille. L’une d’elle nommée en l’honneur de son fils Geta fut renversée par ordre de son frère l’empereur Karakala qui le détestait.

 

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Sogmatar est un mystérieux site antique caché dans les replis de l’immense plaine qui entoure la ville de Falin Urfa. Neuf hauteurs, chacune surmontée d’un temple dédié à une planète, entourent une hauteur centrale et un tumulus. Le site est creusé de grottes qui servirent de temples, de palais et de tombes. Par l’ouverture de l’une d’elles, on aperçoit une partie de l’étrange paysage.

 

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À l’intérieur des grottes de Sogmatar, on trouve, grossièrement taillées dans la roche, des figures de déités inconnues qui faisaient partie du Panthéon local.

 

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Dans le paysage plutôt plat de Sogmatar, on distingue fort bien le tumulus central surmonté d’une forteresse postérieure datant de l’époque romaine.

 

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L’ami Fivos sous une pluie battante saute de rochers en rochers. À gauche, le bas-relief, une figure humaine, représente la lune qui, à Sogmatar, n’est pas une déesse mais un dieu. Quant au bas-relief de droite, il représente le soleil qui n’est pas un dieu mais une déesse, étrangeté locale sur laquelle les experts continuent à s’interroger


par  Prince Michael of Greece

7 commentaires pour “TURQUIE DU SUD, 2014


  1. Hand Veit Toerring

    I love your short and precise travel reports! Very good texts and fabulous photos!’
    Can’t wait for more!
    HV


  2. Alexander Schwarzenberg

    Thank you for sharing these beautiful images. Much needed on this gloomy Winter day .
    AS



  3. VINCENT MEYLAN

    l Loved it. And furthermore, I learned a few things which is always nice. Great reading on such a grey day. Thank you so much. VM


  4. Carol May

    Oh Michel, These photo are spectacular as is the writing. I love reading the history in combination with the personal stories. It’s a delight.

    Your travelogue is a gift. Thank you.



  5. elizabeth karageorgevic

    thank you cher Oncle for sharing these treasured moments… so personal and so delightful….xoxox e

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